nov
09

Ouverture des inscriptions de l’édition 2012

Les inscriptions à l’édition 2012 du Salon du Secteur Protégé et Adapté sont ouvertes !

Inscrivez-vous sur notre site ou contactez Emilie CHABERT :

Sur ce blog, nous publierons

  • l’actualité du salon
  • les interviews des directeurs d’ESAT ou d’EA pour vous faire découvrir leurs activités et leurs particularités.

Nous sommes aussi présents sur Facebook : http://www.facebook.com/oseznoscompetences?ref=ts

Blogueur ou journaliste
Si vous souhaitez des informations ou assister à l’inauguration le 27 novembre, contactez Mathilde: mathilde@commeuneimage.fr

nov
08

« Osez nos compétences ! » : Le cri commun des Esat et Ea franciliens

La deuxième édition du salon « Osez nos compétences » ouvre ses portes les 27 et 28 novembre. Véritable lieu de rencontre entre donneurs d’ordres et établissements du secteur protégé et adapté, ces deux jours seront l’occasion pour les 60 ESAT et EA présents d’assoir leur rôle et leur visibilité dans le paysage économique francilien. Pourtant réunis derrière cet objectif commun, les établissements expriment des attentes divergentes quant au salon.

L’Esat Avenir, à la recherche de liens commerciaux

L’Esat Avenir (95) sera présent pour la deuxième fois sur le pôle recyclage du salon pour exposer ses compétences en matière de démantèlement d’ordinateurs et de remanufacturing de cartouches d’imprimantes laser. « La première édition s’est avérée très efficace pour nous explique Thierry Muller, le directeur de l’Esat. Nous avons créé des contacts intéressants, principalement des grands groupes, qui sont par la suite devenus nos clients. Nous souhaitons donc que cette édition soit aussi bonne que la précédente pour développer nos activités, et notamment celle de remanufacturing de cartouches, car c’est la spécificité et l’originalité de notre établissement. Nous nous rendons au salon pour faire du business, développer nos activités, et par cela même, valoriser les savoir-faire du secteur et plus globalement de l’économie sociale et solidaire. C’est une excellente occasion de démontrer notre professionnalisme et de prouver que nos prestations sont concurrentielles et de qualité. Cela va également nous permettre, de manière plus informelle de récolter des cartes de visites, de parler « best practice sharing » et « benchmarketing », de lier des idées et d’observer ce que font les autres ».

L’Esat Hoffer Les Moulins Verts,  à l’écoute des donneurs d’ordre

L’Esat Hoffer Moulin Vert (92) investira les pôles conditionnement et bureautique du salon. Il sera également présent en tant que membre du Collectif 921. « Le salon fait partie d’une démarche globale de recherche de visibilité résume Cécile Reusse, la directrice des Esat Hoffer et Betty Launay le Moulin Vert. L’objectif est de dire qui on est, ce qu’on fait et comment on travaille. Nous sommes présents dans une logique de communication active, plus que de démarchage systématique ou de prospection. De plus, le salon est un lieu de rencontre qui permet d’être à l’écoute des besoins des donneurs d’ordres, notamment de ceux qui nous sont proches géographiquement. C’est ce que nous avons fait dans le domaine de la puériculture, en créant un vêtement pour nourrisson prématuré adapté aux soins, en collaboration avec l’équipe soignante de l’AP-HP2. Ce salon est donc l’occasion de montrer que nous sommes créatifs, innovants, et comme dans ce cas, capables de propriété industrielle. En tant que collectif, il est également plus aisé de répondre aux besoins des donneurs d’ordres sur des compétences croisées, avec des métiers pluriels, ou des délais courts par exemple. Il est donc important pour nous d’être présent sur le salon, en tant qu’établissement et en tant que collectif. Cela nous permet de représenter à la fois notre spécificité et un corps de métier tout entier, avec toujours au centre, l’objectif de visibilité ».

Des établissements attentifs à l’aspect médico-social

L’EA Tremplin – La Croix Rouge (77) sera présente sur le pôle « Arts et culture » pour présenter une activité innovante de numérisation d’œuvres d’art. Elle travaille pour des archives, des musées, et par cette action de conservation des manuscrits, elle participe à la valorisation du patrimoine. Joël Soler, le Directeur, a conscience de l’intérêt de participer au Salon : « Il est capitale d’attirer le regard par une action phare : ce que nous faisons, ce n’est pas du vent, mais du concret ! ». Il insiste sur le professionnalisme des travailleurs de l’EA et la nécessité de développer des contacts commerciaux pour poursuivre l’insertion de ces derniers.

Les compétences de l’Esat Jules et Marcelle Levy seront exposées sur les pôles bureautique et informatique, ainsi que sur le stand de l’ADCP3. Le directeur de l’Esat, Stéphane Pouillot, est également membre du comité de pilotage du salon et revient sur les enjeux de l’événement. « Le salon doit nous permettre de décloisonner, de montrer que nous sommes à l’intérieur du tissu économique, que nous ne sommes pas la 5ème ou 6ème roue du carrosse, dont les entreprises prennent conscience quand tombe la taxe Agefiph. L’enjeu, c’est de permettre que les structures du secteur protégé et adapté perdurent, tout simplement. Nous devons dire que l’on a besoin de continuer à exister, que nous sommes une force économique, de production et d’insertion. Nous devons alerter sur notre rôle et nos difficultés, aux confluents de la psychiatrie, du médico-social et de l’économie. Bien sûr, chaque établissement a ses propres problématiques. Chez nous, l’accompagnement humain prime sur les compétences professionnelles, la personne handicapée n’est pas regardée uniquement sous le prisme du mot travail. Les Esat doivent pouvoir revendiquer cette dimension médico-sociale, et le salon est un excellent lieu pour cela, même si on y parle travail et « compétences ». D’ailleurs, l’année dernière, de nombreux usagers étaient présents pour s’informer, la dimension médico-sociale était vraiment présente ». Faire découvrir et comprendre le secteur pour mieux agir. Rendez-vous est donné les 27 et 28 novembre.

1 Le salon Osez nos Compétences a impulsé en 2012, la refonte du Collectif Compétences et Handicap Essonne.

2 AP-HP : Assistance Publique des Hôpitaux de Paris.

3 ADCP : Association Des Cat Parisiens

nov
08

Les entreprises donneurs d’ordres s’engagent sur le salon « Osez-nos compétences »

Le deuxième salon « Osez nos compétences » dédié au secteur adapté et protégé de Paris et d’Ile-de-France ouvre ses portes les 27 et 28 novembre. Après le succès de 2011, le programme de cette nouvelle édition s’intensifie. Rencontres, ateliers, démonstrations… Les établissements auront à cœur de bousculer les préjugés qui entourent le secteur, soutenus par un cercle de partenaires élargi. Tout en favorisant une meilleure compréhension et connaissance du secteur, ceux-ci s’investissent largement dans le salon et ses ateliers avec en vue, des finalités commerciales et relationnelles.

Découvrir et comprendre pour mieux agir. Voilà l’objectif premier des partenaires du salon « Osez nos compétences ». C’est ce qu’explique Cécile Espaignet, responsable de la communication à la Mutualité Française, qui fédère plus de 500 mutuelles mais également dix-neuf ESAT et sept EA mutualistes. « En tant que structure de l’économie sociale et solidaire à but non lucratif, il nous a paru assez naturel de participer au salon et de s’engager pour le financer. L’objectif pour nous est de promouvoir les structures du secteur face à des entreprises qui n’ont pas forcément connaissance de la manière d’y recourir. Soutien et reconnaissance, voilà ce que nous recherchons » explique-t-elle. Une démarche que partage le groupe La Poste, nouvellement partenaire du salon. « J’animerai un atelier sur « la capacité des ESAT et EA à répondre aux demandes des donneurs d’ordre » annonce Karine Ondet, responsable animation et méthodes à la Direction Achats Groupe. Cela nous permettra de montrer ce que les établissements mettent en œuvre pour s’adapter à la demande client, pour aller vers plus d’innovations et une collaboration toujours plus forte. Nous attendons : des échanges entre acheteurs et prestataires du secteur, une compréhension réciproque, des clés plus efficaces pour travailler ensemble » ajoute-t-elle.

Une forte volonté pédagogique

L’émulation du salon viendra donc en partie de l’organisation de cinq ateliers qui se veulent des lieux de dialogue et de compréhension pratique. La Société Générale participera à l’un d’entre eux, une façon de « montrer grâce à des actions bien identifiées, que les choses sont possibles dès lors que l’on accepte d’être en rupture dans nos process d’achat explique Linda Delort, responsable des relations achats et secteur adapté au sein de la mission handicap du groupe bancaire. Le secteur nécessite une certaine souplesse pour pouvoir mettre en place des prestations, pour monter un dossier ou une co-traitance par exemple ». Échange de bonnes pratiques, études de cas concrets, retour sur expérience, le salon s’annonce être une véritable plate-forme d’échange au service du secteur adapté et protégé. « Le but est de capitaliser sur les succès et de s’en servir comme d’un modèle à démultiplier résume Linda Delort. Nous souhaitons nous faire l’écho d’une démarche collectivement responsable et citoyenne qui nous permet de mettre en valeur les capacité des travailleurs handicapés » ajoute-t-elle. Un but largement partagé par tous les partenaires.

Des objectifs internes

Pour ces partenaires, l’objectif de ce salon est donc double. En faisant la promotion du secteur, ils seront également présents en tant qu’entreprise, avec leur propre politique de recours au secteur adapté et protégé. « Cette édition pourrait nous permettre de détecter un nouveau marché dans des domaines auxquels nous n’aurions pas forcément pensé » confie Linda Delort pour la Société Générale. Au groupe La Poste, Karine Ondet se réjouit également de « l’organisation d’échanges formalisés entre les Directeurs d’Etablissement et les Directeurs achats, qui favoriseront, nous l’espérons, l’émergence de futurs partenariats ». Une occasion que compte également saisir la Mutualité Française même si Cécile Espaignet insiste sur la présence du groupe « en tant que soutien au secteur du handicap, plus que pour respecter des obligations d’achat ». Valoriser et aider à la promotion du secteur fait d’ailleurs partie des objectifs des partenaires en matière de handicap. «  Cela correspond à nos engagements pour favoriser des partenariats pérennes et professionnaliser le secteur économiquement » explique Linda Delort. Il en va de même pour le groupe La Poste signataire d’un accord visant entre autres « le développement de la connaissance du secteur par les acteurs achats » et « la sensibilisation des donneurs d’ordre internes ». « Ce salon est donc un moyen de mettre en œuvre, en Ile-de-France, une partie des actions prévues dans notre accord » précise Karine Ondet. Acheteurs et donneurs d’ordres des partenaires seront donc largement présents sur le salon, « pour qu’ils se rendent compte concrètement de l’offre et qu’ils intègrent un réflexe systématique de recours à ce secteur économique » explique Linda Delort. Tout en faisant valoir le secteur, les partenaires en profiteront donc également pour appliquer leur propre politique de recours au secteur, et pour saisir, si l’occasion se présente, de nouvelles opportunités d’achats.

nov
08

Édito de Marie-Arlette CARLOTTI

Marie Arlette CARLOTTI

Marie Arlette CARLOTTI

« Osez nos compétences » : voilà pour ce salon un titre manifeste qui dit l’essentiel. Les personnes en situation de handicap ont des compétences, des capacités et elles veulent que leurs productions de biens, de services soient achetés pour leur qualité, parce qu’elles répondent aux besoins de leurs clients, parce qu’elles sont livrées en temps et en heure. Etablissements et services d’aide par le travail et lesentreprises adaptées ont naturellement une fonction médico-sociale et sociale qui justifie le soutien que l’Etat leur apporte. Mais pour leurs clients, ce sont d’abord des entreprises, des fournisseurs à l’égard desquels il y a des exigences de qualité, de réactivité qui correspondent à leurs besoins. Qu’en plus recourir à un établissement de service et d’aide par le travail ou à une entreprise adaptée soit aussi un moyen de répondre à des obligations légales, c’est une considération normale mais elle ne peut venir qu’en second lieu dans les critères de choix.

Chaque jour je reçois des témoignages de la qualité des productions des entreprises adaptées et des établissements de service et d’aide par le travail. Je sais tout le travail de professionnalisation qui s’accomplit chaque jour, les efforts considérables de mise aux niveaux des normes qui sont aujourd’hui la règle dans notre économie, normes de qualité ou environnementales sans pour autant négliger de répondre aux besoins spécifiques de leurs salariés ou de leurs usagers. J’ai vu dans les établissements de service et d’aide par le travail et les entreprises adaptées des équipements qui sont ceux d’entreprises modernes qui investissent, qui innovent. J’ai dialogué avec des directeurs des achats de grandes entreprises qui m’ont dit leur satisfaction de pouvoir travailler en confiance avec ces fournisseurs auxquels, il y a encore quelques années, ils hésitaient à recourir. Le « travail protégé » ou « adapté » est aujourd’hui un fournisseur auquel ses clients recourent parce qu’ils y trouvent la réponse à leurs besoins. Qu’en plus cela réponde à une prise de conscience de la responsabilité sociétale de l’entreprise, à une volonté non seulement d’obtenir un résultat économique mais aussi de soutenir le développement des communautés, des territoires dans lesquels ces entreprises s’inscrivent, la citoyenne et la ministre applaudissent.

J’ajouterai que cette manifestation témoigne en plus d’une volonté de travail en commun que je salue. « Osez nos compétences » n’est pas un salon comme tant d’autres où coexistent des concurrents. Son organisation est en elle-même une manifestation de solidarité. Les établissements de service et d’aide par le travail et les entreprises adaptées qui sont présents pourraient être seulement des concurrents, ils se veulent aussi complémentaires et je sais que ce salon est aussi l’occasion de préparer des rapprochements pour des offres communes plus performantes qui accroitront l’efficacité et pérenniseront l’emploi au sein du secteur. Aussi je formule le souhait et je sais que les organisateurs y ont déjà réfléchi – que le salon « Osez nos compétences » se décline dans d’autres régions. Entreprises adaptées et établissement de service et d’aide par le travail y sont prêts, leurs clients l’attendent. Alors allons-y tous ensemble ! Je vous donne rendez-vous les 27 et 28 novembre prochains.

Marie-Arlette CARLOTTI
Ministre déléguée en charge des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion

nov
03

A la rencontre d’Alexandre Dubos de l’ESAT André Cailleau à Corbeil-Essonnes

L’E.S.A.T. « ANRH-ESAT ANDRE CAILLEAU », ouvert en 2001 est dirigé par Alexandre DUBOS. Il est situé dans la ville de Corbeil-Essonnes (Essonne). Aujourd’hui il accueille 74 personnes en situation de handicap.

-         Osez nos compétences : Quels sont les pôles d’activités de votre entreprise et les compétences des personnes en situation de handicap qui travaillent avec vous ?

Alexandre DUBOS : Nous avons organisé notre production en deux pôles de compétences : activités industrielles et activités de services.
Pour le pôle industrie les activités suivantes sont exercées : conditionnement, montage et mise sous pli routage.
Pour le pôle services : Entretien des espaces verts, entretien nettoyage des locaux et distribution en boites aux lettres de documents.

Nous avons établis des référentiels de compétences pour chaque activité afin d’évaluer leur autonomie au travail de la personne en situation de handicap et mesurer leur évolution par l’acquisition de nouvelle compétences. Des formations internes sont dispensées par les moniteurs et des formations externes techniques sont mis en œuvre par des intervenants spécialisés.

-         Osez nos compétences : Concernant la loi  du 11 février 2005 sur les droits des personnes en situation de handicap: Que recherchent les entreprises aujourd’hui ?

Alexandre DUBOS : Le entreprises recherchent principalement des compétences permettant de répondre à leurs besoins mais elles cherchent aussi à apporter une dimension sociale au partenariat avec leur fournisseur. Le besoin d’être rassuré sur la qualité du travail et le respect des délais est devenus incontournables. La notion de responsabilité sociétale des acheteurs s’affirme et notre vocation médico-sociale rentre dans cette nouvelle obligation.

Selon les activités la mise à disposition répond à un besoin des entreprises et permet une approche vers le milieu ordinaire voire une embauche.

Notre ESAT travaille avec la Mairie de Corbeil Essonne, Villabé, le Conseil Général de l’Essonne, New Rest, le Crédit Agricole….

-         Osez nos compétences : Votre activité connaît-elle une croissance régulière ?

Alexandre DUBOS : Oui et non. De grandes difficultés existent pour les activités industrielles sur les conditions de réalisations et tarifaires. Pour les activités de services, celles-ci ont une croissance régulière, même importante notamment dans l’entretien des espaces verts.

-         Osez nos compétences : Quelle est la valeur ajoutée des travailleurs handicapés dans le monde du travail ?

Alexandre DUBOS : Il s’agit d’une  valeur ajoutée économique et sociale. Economique par leurs compétences professionnelles réelles et reconnues par les entreprises mais aussi sociale par leur implication dans le travail, le soin qu’ils mettent dans la qualité  du travail et l’image qu’ils véhiculent auprès des personnes valides  « malgré le handicap, je suis performant dans mon travail ».

-         Osez nos compétences : Qu’allez-vous montrer au salon?

Alexandre DUBOS : Nous voulons montrer la  variété des compétences des travailleurs en situation de handicap et donc des métiers exercés dans notre secteur – notre capacité d’adaptation aux évolutions de l’économie et de répondre à l’avenir.

nov
02

Rencontre avec Sylvain Couthier d’ATF Gaia

Nous sommes allés rencontrer Sylvain Couthier de l’E.A. « EA ATF GAIA », ouvert en 2008. Cette EA située à Moissy-Cramayel en Seine-et-Marne accueille 41 personnes en situation de handicap.

- Osez nos compétences : Quels sont les pôles d’activités de votre entreprise et les compétences des personnes en situation de handicap qui travaillent avec vous ?

Sylvain Couthier : Nous serons sur le Pôle Recyclage et gestion de l’environnement lors du salon ESAT-EA.

Nous avons deux principaux pôles d’activités au sein d’ATF Gaia :
-         La gestion de la fin de vie des matériels informatiques et télécoms professionnels (DEEE), avec comme métiers occupés par des travailleurs handicapés :
Agents de manutention ; Technicien de maintenance informatique de niveau 1, 2 et 3 ; Préparateurs de commandes ; Chauffeurs poids lourd.
-         Les prestations des services techniques sur sites clients, avec comme métiers occupés par des travailleurs handicapés :

Technicien de maintenance informatique de niveaux 1, 2 et 3

- Osez nos compétences : Vis-à-vis de la Loi du 11 février 2005 sur les droits des personnes en situation de handicap: que recherchent les entreprises aujourd’hui ?

Sylvain Couthier : Avec les nouvelles obligations réglementaires qu’impose la loi Grenelle 2 auprès des grands groupes en matière de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), les entreprises vont développer de plus en plus d’actions allant dans ce sens, non seulement avec leurs salariés mais aussi avec l’ensemble de leurs fournisseurs et partenaires. Désormais l’ensemble de leurs actions sociétales devra faire l’objet d’un rapport mesurable et auditable par des tiers.

- Osez nos compétences : Quelle est leur Politique d’achat, est-ce plutôt au niveau de la sous-traitance, de la mise à disposition ?

Sylvain Couthier : L’activité d’ATF Gaia s’inscrit dans cette démarche et donne aux entreprises les moyens d’être acteur d’une économie plus solidaire tout en répondant à leurs obligations réglementaires en matière d’employabilité des travailleurs handicapés et de façon plus large en matière de RSE. D’une part en leur permettant de contribuer plus directement à l’insertion par le travail des handicapés et d’autre part en les accompagnants dans leur mise en conformité pour la gestion des DEEE.

- Au niveau environnemental
Soucieux de la protection de l’environnement depuis sa création, ATF Gaia préconise l’application de l’article 22 du décret chapitre 3 du 20 juillet 2005 sur le traitement des DEEE : ART 22- « la valorisation et, en particulier, la réutilisation des déchets d’équipement électriques et électroniques est préférée à leur destruction ».

- Au niveau social
ATF Gaia, en tant qu’entreprise adaptée, permet à ses clients :
*de bénéficier de diminutions de contributions AGEFIPH et FIPHFP,
*de contribuer à la création d’emplois solidaires.

- Au niveau économique
Avec une croissance régulière de son chiffre d’affaires ATF Gaia pérennise les actions prises en matière de protection de l’environnement et de développement social.

- Osez nos compétences : Pouvez-vous citer quelques entreprises avec lesquelles vous travaillez ?

Sylvain Couthier : Accenture, Accor, Allianz, BNP, Bristol Myers Squibb, Canal +, Credit Foncier de France, Eiffage, Generali, Groupe Bouygues, Les Mousquetaires, Nestle, Pfizer, PSA, Ville de Paris.

- Osez nos compétences : Votre activité connaît-elle une croissance régulière ?

Sylvain Couthier : ATF Gaia connait une croissance de +15% / an depuis 3 ans. Nous avons également doublé notre effectif par rapport à l’année 2009.

- Osez nos compétences : Quelle est la valeur ajoutée des travailleurs handicapés dans le monde du travail ?

Sylvain Couthier : – Un management tourné vers l’humain avec l’homme au centre des préoccupations de l’entreprise.

- Une richesse humaine : respect et partage des responsabilités entre toutes les catégories de personnels.

Selon l’étude KPMG la valeur ajoutée économique et sociale des entreprises adaptées concerne à la fois le champ économique (notamment la réduction démontrée des coûts d’indemnisation des personnes handicapées lorsqu’elles sont en situation de non emploi) et le champ social où l’attention est portée à la place des individus (lutte contre l’exclusion, actions de socialisation, inclusion dans la vie locale).

- Osez nos compétences : Qu’allez-vous montrer au salon ESAT-EA ?

Sylvain Couthier : Les valeurs ajoutées sociales mais aussi économiques qu’une entreprise ou collectivité peut avoir à travailler avec une entreprise adaptée.

oct
24

Rencontre avec Pierre DROMARD du CAT BASTILLE

Le CAT BASTILLE, créé en 1981 accueille 90 travailleurs en situation de handicap. Nous avons rencontré son directeur:  Pierre DROMARD

-          Osez nos compétences : Quels sont les pôles d’activités de votre entreprise et les compétences des personnes en situation de handicap qui travaillent avec vous ?

Pierre DROMARD : Le CAT Bastille est présent  dans les activités suivantes :

  • Restauration sous la forme d’un restaurant ouvert au public avec location de salle pour des formations, réunion…

Les compétences liées à cette activité sont celles des métiers de la cuisine, du service au restaurant avec un service à l’assiette, l’organisation et la tenue de planning, de contrat de location pour les salles à louer.

  • De sous-traitance  plus particulièrement d’activités de bureautique pouvant accomplir toutes les taches Word y compris PAO ; Excel jusqu’aux base de données avancées EX : recherches de données dans les rapports financiers des sociétés cotés en bourse (Barclays ; Mac KINSEY) et intégration dans BD de veille économique.
  • De routage, traitement de courrier (NPAI de Nouvelles Frontières) réponses négatives simples,
  • De détachement  individuel en entreprise : c’est la première activité 59 employés se déplacent en entreprise  pour tenir des postes de serveur (Holiday’s IN) d’accueil standard (SONOVISION) de tenue de fichier RH (BNP), tenue de service courrier, employés polyvalent d’entreprise(secrétariat-comptabilité)(Havas –RSCG-L’OREAL) ; constitution de dossier (Agence française de la Biomédecine) (Agence Française d’ Adoption).

-          Osez nos compétences : Loi  du 11 février 2005 sur les droits des personnes en situation de handicap: Que recherchent les entreprises aujourd’hui ?

Pierre DROMARD : Les entreprises recherchent tant de la sous-traitance que de la mise à disposition de personnes. La loi 2005 apporte aussi la prise en charge financière de formations qualifiantes pour nos employés (SFR et Schneider électrique). Nous travaillons également pour  Holiday’s IN, Sonovision, BNP, Havas, RSCG, L’Oreal, l’Agence Française de la Biomédecine, l’Agence Française d’Adoption.

-          Osez nos compétences : Votre activité connaît-elle une croissance régulière ?

Pierre DROMARD : Nos activités sont essentiellement tournée vers la mise à disposition en progression de 10à 15% tous les ans les activités de sous-traitance longtemps stagnantes connaissent un nouvel essor avec les technologies liés au WEB.

Le restaurant souffre un peu de l’ambiance actuelle à l’exception de la location de salles et des prestation de ménages. Mais nous sommes passés de 90 repas jours à 150 en moyenne.

-          Osez nos compétences : Quelle est la valeur ajoutée des travailleurs handicapés dans le monde du travail ?

Pierre DROMARD : La référence au handicap présente au début des détachements disparait peu à peu pour ne retenir que la personne et ses compétences. Petit à petit le handicap n’est plus discriminant.

L’acceptation de la diversité notamment celle du handicap et le soutien de l’intégration permet d’avoir une approche plus sociétale. Cela montre aussi qu’une politique RH responsable peut grandement améliorer l’image de l’entreprise auprès de ses salariés.

-          Osez nos compétences : Qu’allez-vous montrer au salon ESAT-EA ?

Pierre DROMARD : Le salon est destiné à montrer nos savoir-faire, les compétences de nos employés, les ESAT-EA ne sont pas un monde à part mais de réelles entités économiques avec une productivité. Les PME sont plus particulièrement visées. La venue d’un public permet aussi de montrer un autre visage…

oct
19

Rencontre avec l’EA COPIVER dans le département 92 avec Philippe Carreau

L’Etablissement Adapté « COPIVER » a ouvert en 2008  dans la ville de Le Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine).
Cet établissement accueille 15 personnes reconnues travailleurs handicapés et nous sommes allés interviewer son directeur : Philippe CARREAU.

-         Osez nos compétences : Quels sont les pôles d’activités de votre entreprise et les compétences des personnes en situation de handicap qui travaillent avec vous ?

Philippe Carreau : Copiver a démarré son activité d’impression numérique fin 2008. Dix huit longs mois ont été nécessaires pour faire comprendre aux entreprises que nos compétences et équipements nous permettaient de répondre bien au delà des demandes basiques de reprographie de documents, encore que cette activité réclame un certain dynamisme dans la gestion quotidienne dès lors que les clients imposent une réactivité à 48/72 heures, qu’ils externalisent tout ou partie de leurs travaux et que vous devenez un maillon essentiel de leur édition de documents. Mais si Copiver gère aujourd’hui de tels cas de figure, nous avons aussi rapidement investi dans une presse numérique et des machines à façonner semi-automatiques, ce qui nous permet depuis plus d’un an d’imprimer en répondant à des niveaux d’exigence élevés des supports tels que journaux internes, newsletters, dépliants, brochures et autres plaquettes commerciales, mais aussi de les router.

Quant aux compétences de nos personnels handicapés, elles demeurent très basiques à l’embauche et la formation permet seule de les faire évoluer vers des fonctions et prestations informatiques.

-         Osez nos compétences : Loi  du 11 février 2005 sur les droits des personnes en situation de handicap: Que recherchent les entreprises aujourd’hui ?

Philippe Carreau : Les entreprises ont radicalement modifié leur approche de l’obligation d’emploi de travailleurs handicapés. Recruter des travailleurs handicapés, assurer leur maintien en poste malgré l’évolution parfois de la maladie ou de l’handicap, communiquer sur la diversité dont font partie les collaborateurs atteints d’une déficience est devenu un enjeu stratégique tant social que financier si l’on considère l’impact de la loi dans les comptes des grandes entreprises et le besoin cinglant d’afficher cette fameuse RSE ( responsabilité sociale des entreprises) C’est en ce sens que les directions générales se sont emparées du sujet et l’on voit bien que lorsque les ordres viennent d’en haut, ça bouge !

Ce que veulent les entreprises, c’est  avant toute chose la mise  en place d’actions ou de mécaniques pérennes sur lesquelles on construit et capitalise. Vaincre la peur de l’handicap en entreprises par la mise à disposition et l’intégration de collaborateurs handicapés dans les services, mettre en place des partenariats pérennes et non des actions one shot avec le milieu adapté  en laissant accéder le secteur aux appels d’offres et autres externalisations de prestations  récurrentes attachées au fonctionnement quotidien de l’entreprise, voila bien l’enjeu. Mais cela nécessite que nous entrions dans les marchés avec des forces et ambitions identiques à celle du milieu ordinaire, et force est de constater que tous nos établissements n’avancent pas avec les mêmes armes.

Quelques  entreprises clientes : Groupe Vinci, Keonys/ Groupe Dassault, AUSY, Alten, Le Conservateur, Magasins Jennyfer, Malakoff Mederic, Eiffage Construction, Lafarge, Cassidian, EADS, France televisions, Metro, GFI….

-         Osez nos compétences : Votre activité connaît-elle une croissance régulière ?

Philippe Carreau : Oui, notre activité connaît un réel boum, nous avons triplé notre chiffre d’affaires, de 2009 à 2010 et cette progression continue en 2011.

-         Osez nos compétences : Quelle est la valeur ajoutée des travailleurs handicapés dans le monde du travail ?

Philippe Carreau : Un collaborateur handicapé est un collaborateur, point. Sa valeur ajoutée est donc identique à celle d’un autre travailleur. Sa présence en entreprise est un signe de l’acceptation de la différence elle même inclue dans le concept plus large de la diversité.

La valeur ajoutée d’une entreprise qui emploie la diversité et donc en elle, des travailleurs atteints de déficience, c’est la démonstration de sa capacité d’ouverture et d’intégration de valeurs distinctes mais complémentaires et indissociables.

  -         Osez nos compétences : Qu’allez-vous montrer au salon ESAT-EA ?

Philippe Carreau : Nous ne montrerons pas de handicap mais des réalisations, des équipements, de la compétence, tout simplement, dans les activités que notre entreprise excerce.

oct
18

Rencontre avec Alain Frouard pour l’ESAT Berthier (75)

-         Osez nos compétences : Quels sont les pôles d’activités de votre entreprise et les compétences des personnes en situation de handicap qui travaillent avec vous ?

Alain Frouard : Notre entreprise possède 3 pôles d’activités :

  • Conditionnement
  • Détachement et mise à disposition dans les entreprises
  • Restauration : Nous possédons un restaurant de restauration traditionnelle au rez-de-chaussée de notre établissement, qui sert environ 70 couverts chaque midi. Nous avons également deux concessions de brasseries d’environ 60 couverts à chaque déjeuner (l’une au sein de l’hôpital Bretonneau et l’autre au sein de l’hôpital Rostchild). Enfin, nous possédons une concession de restauration rapide au sein du groupe Bel servant le déjeuner d’environ 50 salariés par jour.

Par ailleurs, depuis environ un an, une équipe de travailleurs handicapés travaillent dans les locaux du traiteur Rein-Becker à Ivry. Ils y confectionnent des plateaux-repas et des cocktails apéritifs et réalisent également des services de cocktails au sein des entreprises.

Nos salariés reçoivent une formation professionnelle au sein du restaurant d’application qui se trouve au deuxième étage de notre établissement, et qui fonctionne exactement comme ceux que l’on trouve au sein des écoles hôtelières classiques.

Ces formations sont délivrés par des moniteurs ayant eux même une bonne connaissance de la restauration, recrutés parmi d’anciens maîtres d’hôtels, et ayant un sens naturel de la pédagogie.

Nos employés obtiennent ainsi leur CAP de cuisinier par le biais de VAE : Ils font leurs armes auprès de leurs collègues puis servent ensuite au sein des entreprises.

 

-         Osez nos compétences : Loi  du 11 février 2005 sur les droits des personnes en situation de handicap: Que recherchent les entreprises aujourd’hui ? Pouvez-vous citer quelques entreprises avec lesquelles vous travaillez ?

Alain Frouard : Je ne crois pas trop à la politique d’achat car généralement les entreprises ont une réticence aux ESAT. Cependant, ils ont développé une politique de sous-traitance de plus en plus forte auprès de nous. Nous travaillons ainsi pour Sisleys, le Palais des Thés, Mondial Assistance, Havas, Virgin, Philipp Morris, Sony Music….

En ce qui concerne la mise à disposition, ce n’est pas encore spontané, et il faut réussir à convaincre les entreprises que nous formons de bons professionnels. C’est pourquoi nous les invitons à venir constater par eux-mêmes que nos travailleurs sont très compétents et que la qualité est effectivement au rendez-vous dans l’assiette.

Plusieurs entreprises d’envergure ont été convaincues de cette qualité et travaillent avec nous pour des mises à disposition, comme BEL que nous avons évoqué tout à l’heure, EDF, Reed Expositions, Arvato ( Sony), la FIAC…

-         Osez nos compétences : Votre activité connaît-elle une croissance régulière ?

Alain Frouard : Oui, notre activité connaît une réelle croissance. Nous faisons même des excédents d’exploitation, qui sont redistribués aux salariés comme cela est permis depuis 2008.

-         Osez nos compétences : Quelle est la valeur ajoutée des travailleurs handicapés dans le monde du travail ?

Alain Frouard : La valeur ajoutée évident de ces salariés est sans nul doute la motivation, l’implication au sein de l’entreprise. Pour le travailleur handicapé, l’insertion par le travail est un aboutissement, car elle leur apporte une reconnaissance professionnelle, sociale et individuelle qui leur amène une fierté. Ils sont heureux de travailler et cette motivation profonde fait d’eux des travailleurs exemplaires qui boostent leur entourage.

Le directeur D’EDF disait ainsi que lorsqu’il a  pris son équipe issu de notre ESAT, il ne savait pas trop quelles tâches il allait leur attribuer, et que maintenant il ne saurait plus se passer de cette équipe.

Cela concourre également bien sûre à l’image de l’entreprise, qui devient plus humaine, et qui s’ouvre vers d’autres vocations que la vocation financière initiale.

-         Qu’allez-vous montrer au salon ESAT-EA ?

Alain Frouard : Nous allons simplement montrer la partie restauration. L’important pour nous n’est pas de trouver de nouveaux clients mais avant tout de montrer une image dynamique de notre établissement. La restauration est un secteur en pénurie de main d’œuvre, et nous formons justement du personnel compétent aux entreprises en recherche de ladite main d’œuvre.

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Rencontre avec Philippe Duban de l’ESAT Turbulences

-         Osez nos compétences : Quels sont les pôles d’activités de votre entreprise et les compétences des personnes en situation de handicap qui travaillent avec vous ?

Philippe Duban : Nous intervenons sur le Pôle artistique et culturel. Nous gérons un espace singulier d’arts vivants « Les chapiteaux Turbulents ».

Nos travailleurs sont impliqués dans 5 secteurs différents :

  • Création artistique de décors, costumes, et créations théâtrales et musicales (batucada, groupe vocal de chants du monde).
  • Régie générale (sons et lumières).
  • Communication pour notre ESAT : création de divers supports, flyers, affiches.
  • Multimédia.
  • Restauration service.

-         Osez nos compétences : Loi du 11 février 2005 sur les droits des personnes en situation de handicap: Que recherchent les entreprises aujourd’hui ?

Philippe Duban : Il peut être utile aux entreprises de valoriser leur implication citoyenne, au delà de leurs efforts en interne, en impliquant la collaboration d’ESAT, plutôt qu’une stigmatisation les amenant à se dédouaner de la difficile question de l’emploi de personnes en situation de handicap par l’acquittement d’une contribution financière.

Cela rend d’autant plus exigeant le service demandé aux ESAT, positionnés alors comme des prestataires réels.

Nous réalisons donc des prestations artistiques et culturelles,  ainsi que des mises à disposition de l’espace « les chapiteaux turbulents » ainsi que du personnel sur place, et enfin la communication de nos prestations.

-     Osez nos compétences : Pouvez-vous citer quelques entreprises avec lesquelles vous travaillez ?

Philippe Duban : Nous intervenons dans les entreprises, mais également dans des grosses associations, pour la promotion de lieux culturels ou lors de festivals.

Nous avons ainsi travaillé ponctuellement pour CapGemini, Credit Agricole, MSA, Air Liquide, SNCF, La Poste, La Société Générale, SDV, Handiem, Réunica, Bouygues, La Fondation Caisse d’Epargne, Veolia, Aventis, l’Institut Montessori, les scouts d’Ile de France….

-         Osez nos compétences : Votre activité connaît-elle une croissance régulière ?

Philippe Duban : Notre activité connait une croissance depuis l’ouverture en janvier 2007 mais reste une production aléatoire liée aux inflexions du marché.

-         Osez nos compétences : Quelle est la valeur ajoutée des travailleurs handicapés dans le monde du travail ?

Philippe Duban : Dans notre domaine, au-delà de l’exigence professionnelle, liée à la prestation, la plus value est une authenticité, une convivialité.

Pour notre agrément spécifique avec des personnes avec autisme ou troubles apparentés, l’accès au monde du travail protégé reste un parcours très difficile. Cette relative  part de conscience et la nature de nos activités, créent une évidente énergie et une forme d’enthousiasme au travail, partagées par un bon nombre. Ce « désir » de travail, dû à une certaine forme de reconnaissance de l’obtention par ces personnes d’un statut social, interpellent les collaborateurs d’entreprises. Il y a également une reconnaissance des familles de ces personnes, qui n’auraient jamais imaginé que leur proche puisse avoir un statut professionnel.

-         Osez nos compétences : Qu’allez-vous montrer au salon ESAT-EA ?

Philippe Duban : Nous avons choisi de présenter au salon différentes actions : déambulations de masques et clowns réalisés par nos travailleurs, exposition photographique  » Turbulences, les coulisses à l’ouvrage » afin que tous puissent voir notre espace et la préparation de nos prestations,  ainsi que des gestes artistiques : Une batucada  avec des prestations de percussions et notre groupe vocal interviendront à divers moments au cours du salon.


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